À souligner qu’aucune charge n’avait été attribuée en lien avec la pollution au moment de la délivrance du permis de construire, le site n’étant pas inscrit au cadastre cantonal. Les résultats ont montré une pollution significative du sous-sol par des PFAS, très vraisemblablement en lien avec les exercices d’extinction réalisés sur ce site.
Afin de préciser l’ampleur de la pollution sur le site, le maître d’ouvrage (Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP)) a décidé d’arrêter le chantier en janvier 2025 et a mandaté, en coordination avec la DGE, un bureau spécialisé pour réaliser des investigations. Ces dernières ont montré de fortes concentrations en PFAS dans le sous-sol, avec un impact sur les eaux et les sédiments du cours d’eau drainant les eaux du vallon (ruisseau de l’Ouffemaz). Du point de vue des sites pollués, le besoin d’assainissement est ainsi avéré.
La contamination des poissons de l’Ouffemaz a également fait l’objet de contrôles. Au vu des résultats, la pêche a été interdite sur un tronçon de ce cours d’eau en septembre 2025. En revanche, aucun effet quantifiable n’a été observé sur les eaux de la Venoge en aval.
Une attention particulière a été portée à la communication et à l’information à la population. Le dossier a fait l’objet de deux communiqués de presse et plusieurs séances d’information ont été tenues, notamment avec les communes concernées.
Les investigations vont se poursuivre en 2026 pour évaluer les variantes d’assainissement et définir les modalités de reprise du chantier. Le site pourrait obtenir des indemnités fédérales couvrant jusqu’à 40% des coûts, en raison de l’origine de la pollution liée à l’intervention de services publics. Les surcoûts pour le chantier seront toutefois significatifs.
