2.4-2.8 Mobilité

MOBILITÉ: 2.4 Proposer des facilités tarifaires afin de favoriser l’accès de la population vaudoise à une mobilité durable et soutenir le pouvoir d’achat

Réalisations 2025:

L’accès facilité à des transports publics de qualité constitue un levier central du report modal et d’une mobilité favorable au climat. A ce titre, le Conseil d’Etat a inscrit les facilités tarifaires dans son programme de législature et a soumis en février 2025 au Grand Conseil une variante révisée de son projet de modification de la loi sur la mobilité et les transports publics permettant la mise en œuvre de réductions. Ce projet prévoit une réduction de 50% sur le prix des abonnements annuels Mobilis juniors et seniors, indépendamment du nombre de zones choisies. Cette mesure vise un soutien proportionnel et équitable entre régions urbaines et périphériques, ainsi qu’un accès renforcé aux transports publics pour l’ensemble de la population vaudoise. Sa mise en œuvre reste toutefois conditionnée à l’adoption de l’EMPL et aux ressources budgétaires cantonales.

Le Canton a aussi accompagné la Communauté tarifaire vaudoise Mobilis (CTV) dans la mise en œuvre d’une offre (Abo Week-end) destinée à soutenir les déplacements de loisirs en transports publics. Déployée au printemps 2025, durant l’hiver et le printemps 2026, cette offre permet de voyager durant 4 week-ends consécutifs à un prix réduit sur l’entier du périmètre de la CTV.

Le DICIRH a également mené à bien la réorganisation de la gouvernance de la CTV. Depuis février 2025, celle-ci est renforcée par un Conseil stratégique réunissant les directions des entreprises de transport et l’Office fédéral des transports. Présidée par la Cheffe du département et pilotée par la Présidente de la CTV, cette nouvelle gouvernance confère à Mobilis une orientation plus stratégique et proactive, alignée sur les objectifs du Programme de législature et sur le développement soutenu de l’offre de transport.

Enfin, le DICIRH a accompagné les conseils d’administration des entreprises LEB, MBC et TRAVYS dans l’analyse d’un rapprochement. Cette démarche vise la création, à terme, d’une entreprise régionale forte dans le nord-ouest vaudois, capable de répondre aux exigences opérationnelles, financières et réglementaires croissantes. Le projet s’inscrit dans une vision à long terme de structuration du paysage des transports publics et se poursuit actuellement au sein d’un comité de pilotage interentreprises.

2.5 Développer l’offre de mobilité durable afin d’accompagner les besoins de la population et des entreprises ainsi que l’offre touristique sur tout le territoire

Réalisations 2025:

Le DICIRH a poursuivi en 2025 les travaux de révision de la LRou afin d’ancrer les principes de la mobilité multimodale dans les bases légales cantonales. L’avant-projet de loi sur la mobilité (LMob) a été soumis à consultation interne des services de l’État, en vue d’une consultation publique prévue au printemps 2026. Parallèlement, l’élaboration de la stratégie cantonale de mobilité s’est poursuivie. Ce document-cadre coordonnera l’ensemble des stratégies sectorielles et définira la politique cantonale de mobilité à l’horizon 2050, en cohérence avec les évolutions démographiques, territoriales et techniques, ainsi qu’avec les objectifs climatiques du Canton.
 

S’agissant des infrastructures financées par la Confédération, l’année 2025 a été marquée par la publication, en octobre, du rapport Weidmann, commandé par le DETEC dans le cadre du projet Transports 45. Ce rapport priorise les projets ferroviaires, routiers et d’agglomération pour les vingt prochaines années. Plusieurs projets vaudois sont concernés. En particulier, la réalisation du tunnel ferroviaire entre Morges et Perroy a été jugée prioritaire sur un arc lémanique qui a souffert de sous-investissements ces dernières décennies. Sa réalisation reste toutefois conditionnée à une augmentation du Fonds d’infrastructure ferroviaire de 14 à 24 milliards de francs. Le Conseil d’État continuera de défendre les projets vaudois tout au long de l’élaboration du prochain message du Conseil fédéral relatif au programme PRODES, jusqu’à son traitement par les Chambres fédérales en 2027.

Concernant la ligne Lausanne-Berne, le Canton souhaite une réduction du temps de parcours à 61 minutes afin de maintenir une bonne connexion nationale. Compte tenu des coûts élevés identifiés par les études récentes, le Conseil d’État poursuivra son soutien à ces aménagements à long terme, notamment via la Conférence des transports de la Suisse occidentale (CTSO), dans les prochaines étapes de PRODES. Sur la ligne du Simplon, le conseil d’Etat soutient les aménagements à réaliser pour qu’un sillon spécifique au trafic international soit enfin disponible sur la ligne du Simplon, sans dégrader les autres circulations ferroviaires. De récentes études ont identifié les infrastructures à adapter dans la Riviera, le Chablais et le Valais central. Ces aménagements seront soutenus par le Conseil d’État dans le cadre du prochain message PRODES (2027).

Le DICIRH a mené d’intenses négociations avec les autorités françaises concernant l’offre 2026 des lignes lacustres transfrontalières de la CGN, suite à la dénonciation de la convention de partenariat par les autorités organisatrices françaises. Bien que les horaires soient un peu réduits par rapport à 2025, l’accord trouvé en novembre permet de garantir une offre en semaine comprenant 9 liaisons journalières entre Lausanne et Thonon et 15 paires de courses entre Lausanne et Évian. Le DICIRH poursuit les discussions avec la France afin d’aboutir à un accord juridique permettant de pérenniser le financement des lignes de la CGN entre la Suisse et la France et de garantir une offre répondant aux besoins des voyageuses et voyageurs.

Au changement d’horaires de décembre 2025, le RER Vaud a bénéficié de plusieurs améliorations. En particulier, le couplage des branches Grandson-Lausanne et Lausanne-Bex permet de faire circuler des rames neuves à deux étages sur ces tronçons (lignes R1 et R2), tandis que la desserte des haltes entre Cully et Vevey est reprise par les lignes R3 et R4. De plus, l’ensemble des circulations Allaman – Lausanne – Payerne/Morat (lignes R8 et R9) sont désormais assurées avec des rames Flirt. Côté bus régionaux, parmi les mesures financées dans le cadre du Plan climat figure le prolongement de la ligne de bus régionale tl 54 du Mont-sur-Lausanne jusqu’au terminus du m2 aux Croisettes, permettant de desservir le parc naturel du Jorat, tandis que son horaire entre Renens-Gare et Cheseaux a été renforcé aux heures de pointe en semaine.

L’année 2025 a marqué le cinquième anniversaire de la mise en service du Léman Express, un événement auquel la Cheffe du DICIRH a pris part. Cette célébration a permis de rappeler le succès de ce réseau ferroviaire, fruit d’une coopération exemplaire entre les Cantons de Vaud, de Genève et la France. En cinq ans, le Léman Express a profondément transformé la mobilité dans le bassin lémanique, facilitant les déplacements quotidiens des habitants de l’agglomération transfrontalière, de Genève à Coppet, mais aussi en Haute-Savoie et dans le Pays de Gex.

Enfin, le Conseil d’État a soumis au Grand Conseil début 2025 un deuxième EMPD pour poursuivre l’appui technique et la participation financière aux études et à la réalisation des projets d’interfaces de transport sur le territoire cantonal. Il offrira aux maîtres d’ouvrage – Communes et entreprises de transport public – un soutien pour la concrétisation de leurs projets ou l’initiation de projets d’interfaces reconnues d’intérêt cantonal.

2.6 Planifier les besoins en mobilité et réaliser les infrastructures dans les agglomérations vaudoises, en particulier développer les axes forts de transports publics

Réalisations 2025:

En novembre 2025, le Conseil d’État a transmis au Grand Conseil un troisième paquet de crédits de 809,7 millions de francs pour le développement des métros m2 et m3. Ce financement permet la modernisation du m2 et la réalisation du m3 afin de répondre à la croissance démographique et à la pression sur les transports publics. Il confirme l’engagement du Canton, avec la Ville de Lausanne et les tl, en faveur d’un réseau performant et durable. Les crédits couvrent le renouvellement du matériel roulant du m2, l’installation d’un nouveau système de conduite automatique, la poursuite des études et travaux préparatoires du m3 – dont le tracé a été adapté – ainsi que le doublement du tunnel sous la gare, nécessaire à la capacité future du m2.

En 2025, l’étude exploratoire sur le développement de l’infrastructure du métro m1, menée par le Canton en collaboration avec les communes concernées, est arrivée à son terme. Le Canton a retenu une variante d’évolution proportionnée, qui d’une part répond aux besoins d’augmentation de capacité à l’horizon 2040 ; d’autre part tient compte de l’urgence d’agir face au besoin de renouvellement des rames et aux contraintes de capacité observées aux heures de pointe, en particulier en lien avec les déplacements vers et depuis les hautes écoles. Ainsi, elle prévoit une augmentation de la capacité du m1 de 50% par allongement des quais et du matériel roulant, un nouveau tronçon dénivelé au-dessus du carrefour de la Bourdonnette, le maintien de la cadence actuelle à 5 minutes et l’implantation d’un nouveau garage atelier. L’élaboration d’un EMPD pour financer le développement de cette variante a démarré, avec pour objectif d’inscrire le développement du m1 dans le PALM de 6e génération, en vue de l’obtention de co-financements fédéraux et d’un début des travaux entre 2032 et 2036.

Les travaux du tramway entre Lausanne-Flon et Renens se sont poursuivis jusqu’au centre de Lausanne, en vue d’une mise en service fin 2026. Fin 2024, le Conseil d’État avait soumis au Grand Conseil un EMPD relatif au financement de la deuxième étape du tramway entre Renens et Villars-Sainte-Croix. Ce crédit a été adopté en avril 2025. Toutes les communes concernées par cette deuxième étape ont également adopté les crédits correspondant à leur participation au projet entre mars et mai 2025. La procédure fédérale d’approbation suit son cours, une décision d’approbation étant attendue en 2026. Sous réserve d’éventuels recours, les travaux du prolongement de la ligne devraient débuter en 2027.

Dans le cadre du projet de suppression du goulet de Crissier piloté par l’OFROU, le DICIRH s’est fortement mobilisé autour du dossier de la nouvelle jonction de Chavannes, à la suite de la dénonciation par la Commune de Chavannes-près-Renens de la convention de financement. Afin d’en mesurer les conséquences, sous la conduite du DICIRH et en partenariat avec l’OFROU et les communes concernées, plusieurs études visant notamment à analyser l’impact d’une éventuelle non-réalisation de la jonction sur les projets urbanistiques prévus ainsi que sur les flux de trafic dans le secteur ont été conduites. Les analyses de trafic ont mis en évidence deux éléments essentiels : d’une part, un volume de trafic attendu moindre que celui planifié (-25%) ; d’autre part, des reports de trafic problématiques en cas d’abandon du projet de jonction. Ces constats ont confirmé la nécessité de mener des études complémentaires pour identifier des mesures d’accompagnement adaptées si le projet devait être abandonné. Ces études pourraient également porter sur l’évolution, à plus long terme, de l’infrastructure autoroutière et son intégration au tissu urbain. La Commune de Chavannes-près-Renens a d’ailleurs conduit et présenté au Canton et à ses partenaires, en novembre, une pré-étude portant sur des connexions alternatives à la jonction prévue et à l’évolution de l’autoroute. Pour le Conseil d’État et ses partenaires, la suppression du goulet de Crissier et la réalisation de la jonction d’Ecublens demeurent des conditions indispensables à la mise en œuvre d’une nouvelle vision pour l’autoroute entre Chavannes et la Maladière.

2.7 Aménager et entretenir le réseau routier, y compris les infrastructures cyclables, afin d’assurer la sécurité de toutes les usagères et usagers de la route et de réduire les nuisances dues au trafic; réduire les émissions de CO2 du parc des véhicules vaudois

Réalisations 2025:

Le DICIRH poursuit le réaménagement multimodal du réseau routier cantonal, pour des déplacements sûrs et efficaces pour toutes les mobilités, et notamment les déplacements cyclables dans le cadre de la stratégie cantonale de promotion du vélo. En particulier, la route du Lac (RC 1) poursuit sa transformation multimodale avec la mise en œuvre en 2025 de mesures rapides qui permettent d’améliorer les aménagements cyclables au droit des Hautes Écoles. De plus, l’avancement des procédures et des préparatifs en lien avec le réaménagement entre Morges et Saint-Prex permet d’envisager un début de chantier en 2026, tandis que le projet de réaménagement Venoge-Morges a été mis à l’enquête en novembre.

Ailleurs dans le canton, les travaux majeurs sur la route cantonale entre Vuiteboeuf et Sainte-Croix ont débuté en mars 2025, avec un objectif d'amélioration de la sécurité et de la fluidité sur cet axe stratégique avec notamment la construction d’un tunnel. En mai, les travaux de réhabilitation des routes cantonales (RC 3-7) entre Chavannes-des-Bois et Chavannes-de-Bogis ont démarré, permettant également la réalisation d’importants aménagements pour la faune. Du côté de la Broye, la modernisation de la jonction sud de la RC 601 à Moudon a démarré à l’automne pour améliorer la sécurité et la fluidité du trafic sur cet axe.

En novembre a eu lieu le premier coup de pioche de la requalification de la RC 11 à Eysins où il s’agit de créer une piste mixte bidirectionnelle destinée aux piétons et aux cyclistes, d’adapter les gabarits routiers et de poser un revêtement phonoabsorbant. Dans le Gros-de-Vaud, le réaménagement entre Goumoens-la-Ville et Echallens qui comprend notamment une piste cyclable et un arrêt de bus aux normes LHand s’est achevé à l’été tandis qu’entre Grandson et Concise, des travaux d’entretien ont permis la réalisation de près de 10 km de bandes cyclables.

Dans le Chablais et les Alpes vaudoises, la construction du pont de la Barboleuse qui permettra de séparer les trafics routiers et ferroviaires se poursuit, tout comme les travaux sur le tronçon dit « en Favrins » situé sur la route cantonale entre le Sepey et les Diablerets, afin de maintenir et améliorer les déplacements quotidiens et de loisirs entre la plaine du Chablais et la station des Diablerets.

En parallèle, la mise en œuvre de la stratégie cantonale de promotion du vélo continue avec des actions d’information aux partenaires institutionnels telles que des séances dans les districts et l’élaboration d’une brochure sur les subventions. Le Canton a également soutenu ou financé une vingtaine de projets ponctuels ou récurrents de promotion, formation ou sensibilisation. À noter la participation de 62 communes vaudoises à l’action Cyclomania.

La première des études régionales de planification des réseaux cyclables a débuté. Elle concerne le district de Morges et se fait en collaboration avec l’ARCAM. Cette étude pilote inclut une analyse des potentiels de voies express cyclables à l’échelle cantonale. La stratégie cantonale en matière de VTT est également en phase de démarrage.

Concernant l’aménagement du réseau cantonal cyclable structurant, des standards qualitatifs ont été fixés et feront l’objet d’une information aux communes et aux bureaux d’ingénieurs. Par ailleurs, plusieurs études à différents stades d’avancement sont en cours, notamment sur la RC 780 (entre Ollon et Lavey), la RC 401 (entre Prilly, Cheseaux et Assens) ou la RC 11 entre Crassier et Eysins. Ce projet mettra en connexion la voie verte de Divonne-les-Bains, le projet en cours de réalisation et la Ville de Nyon. Une étude de faisabilité pour la création d’une passerelle de mobilité douce au-dessus de l’Aubonne permettant de relier la gare d’Allaman et Littoral Parc a également été initiée. A noter encore la réalisation de marquages colorés pilotes accompagnés d’une campagne de sensibilisation sur la route de la Petite Corniche en Lavaux afin d’apaiser le trafic et sensibiliser à la présence des différents usagers sur ce tronçon étroit et emblématique.

Enfin, le Conseil d’État a poursuivi sa politique d’apaisement du réseau routier en dehors des localités pour protéger les riverains du bruit routier. Après qu’une série de tests a confirmé la pertinence et la proportionnalité de la mesure, plusieurs tronçons où les valeurs limites de bruit étaient dépassées ont vu leur vitesse abaissée de 80 à 60km/h.

La réduction des émissions de CO2 se poursuit avec les réductions et majorations de la taxe adoptée en octobre 2023 par le Conseil d’État dans le cadre du règlement d’application de la loi sur la taxe (RTVB). En décembre 2025, ce règlement a été révisé dans le cadre du processus budgétaire et les majorations de la taxe – pour les véhicules polluants – ont été augmentées, ce qui devrait inciter à l’acquisition de véhicules moins polluants et donc réduire les émissions de CO2 du parc de véhicules vaudois.

En complément des politiques publiques visant la réduction des trajets et le transfert modal, l’électromobilité a été jugée pertinente pour l’atteinte des objectifs vaudois de réduction des émissions de CO2. C’est pourquoi le soutien cantonal à l’installation d’infrastructures de recharge s’est poursuivi en 2025 afin de favoriser l’adoption de cette technologie. Ainsi, le Canton a subventionné l’équipement électrique de 4’519 places et l’installation de 959 bornes de recharge, principalement dans les immeubles d’habitation où l’accès à une solution de recharge est complexe. D’autres réalisations sont également soutenues, telles que des études territoriales destinées aux communes. En outre, la DGMR et la DGE ont lancé en 2025 une étude sur la décarbonation du transport de marchandises, un secteur qui présente un potentiel significatif de réduction des émissions de CO2.

2.8 Permettre un transport des marchandises durable et efficace, répondant aux besoins de l’économie, de la société et respectueux de l’environnement

Réalisations 2025:

La mise en œuvre de la stratégie cantonale du transport des marchandises s’est poursuivie activement en 2025. L’adoption par le Grand Conseil d’un crédit de plus de 45 millions de francs ainsi que d’une révision de la loi sur la mobilité et les transports publics, constitue une étape décisive dans l’accomplissement de cette mesure du programme de législature.

Les crédits adoptés donnent au Conseil d’État les moyens financiers et humains nécessaires pour concrétiser les objectifs de la stratégie cantonale. La révision de la loi établit des conditions cadres solides et transparentes pour la mise en œuvre de ces objectifs.

En particulier, une part significative de ce financement (CHF 20,73 millions) est dédiée au renouvellement des locomotives utilisées pour le transport de matériaux de construction sur le réseau à écartement métrique des Transports de la région Morges-Bière-Cossonay (MBC). Ce crédit permet aux MBC d’acquérir deux locomotives de type Ge(m)4/4, consolidant leur capacité à reporter plus de 20'000 passages de poids lourds de la route au rail entre les gravières du Pied du Jura et leurs installations de traitement situées à proximité des zones urbaines.

L’augmentation de la part du rail dans le transport des marchandises s’inscrit dans une vision à long terme avec l’objectif d’augmenter de 45 % le volume de marchandises transportées par rail d’ici à 2050. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le Conseil d’État prévoit de soutenir financièrement la réalisation d’installations de transbordement multimodales utiles au transport ferroviaire de marchandises. Ces soutiens améliorent la compétitivité du transport ferroviaire en encourageant les entreprises à organiser leur logistique vers des solutions multimodales. Une part importante du crédit accordé par le Grand Conseil est dédiée à cette mesure (CHF 20.70 millions).

La croissance importante des livraisons en ville en raison de l’essor du commerce en ligne, le manque d’espace foncier disponible pour développer l’activité logistique, le besoin de renforcer des relations publiques-privées et le rôle clé de l’innovation et du développement technologique constituent également des enjeux auxquels la mise en œuvre de la stratégie cantonale du transport de marchandises entend répondre. Une part du crédit accordé par le Grand Conseil (CHF 4.75 millions) y est dédiée.

Par ailleurs, la Confédération a publié en 2025 le rapport final sur la réduction des risques liés au transport ferroviaire de chlore, dossier dans lequel le Canton de Vaud a joué un rôle actif depuis 2016, dans le cadre d’une déclaration signée entre les représentants de l’industrie, les CFF, les transporteurs ferroviaires et les offices fédéraux concernés (OFEV et OFT), afin de mettre en œuvre une palette de mesures permettant de réduire ce risque entre Genève et les entreprises de produits chimiques valaisannes. Grâce à des mesures comme l’usage exclusif de wagons-citernes sécurisés, une circulation des trains réduite à 40km/h, la diversification des sources d’approvisionnement entre la France et l’Italie, ou encore la suppression d’obstacles le long des voies pouvant endommager les wagons en cas d’accident, les risques sont désormais jugés acceptables selon l’Ordonnance sur la protection contre les accidents majeurs (OPAM). Plus aucun tronçon critique n’est recensé en 2024 sur l’Arc lémanique, contre 8,7 km en 2016.