Service de la population (SPOP)

Service de la population (SPOP)

Asile et retours - Départs et régularisations

À la fin de l’année, le Canton de Vaud assistait près de 13 000 personnes dans le domaine de l’asile, dont la moitié ont fui l’Ukraine, un chiffre record pour le canton. En revanche, après l’explosion des arrivées de mineures et de mineurs non accompagnés d’un adulte ces dernières années, leur nombre a pour sa part diminué (292 en décembre contre 467 fin 2023), permettant la réduction du nombre de structures dédiées à ce public vulnérable, passées de 20 à 11 à la fin de l’année, tout en renforçant leur prise en charge. La gouvernance du domaine des mineurs non accompagnés de l’EVAM a en effet été clarifiée, les pratiques harmonisées le cadre socio-éducatif précisé.

Le nombre de départs contrôlés, tout statut confondu, réalisés par le Canton s’est élevé à 886, dont 296 transferts vers un pays européen chargé de l’examen de la demande d’asile dans le cadre des accords de Dublin. Sur les 886 départs contrôlés réalisés en 2025, 301 concernaient des personnes ayant une condamnation pénale, dont 235 ont dû quitter la Suisse à la suite de la décision d’expulsion prise par la justice pénale.

Par ailleurs, 42 personnes déboutées de l’asile ont obtenu une régularisation. Comme il le fait depuis l’entrée en vigueur de cette disposition en 2007, le Canton a soumis leurs dossiers à la Confédération car ils répondaient aux critères légaux (séjour de 5 ans minimum en Suisse, adresse toujours connue des autorités, très bonne intégration).

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Intégration : les personnes venues d’Ukraine accèdent au marché du travail

Investi depuis 2022 dans l’intégration sur le marché de l’emploi des titulaires de permis S venus d’Ukraine, le Canton de Vaud a restructuré son dispositif en 2025. Coordonné par le Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI), il répartit clairement les missions des acteurs étatiques qui collaborent ensemble sur ce dossier depuis l’origine.

L’Établissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) qui délivre les prestations d’assistance aux titulaires de permis S, leur assure primo-information et appui social, mais aussi l’orientation vers des cours de français, dimension essentielle de l’intégration professionnelle. Les personnes à même d’occuper un emploi sont désormais systématiquement inscrites et prises en charge par les Offices régionaux de placement (ORP) qui dépendent de la Direction générale de l’emploi et du marché du travail (DGEM).

Le conseiller en personnel de l’ORP travaille ensuite en étroite collaboration avec un jobcoach, lequel soutient de manière spécifique et intensive les titulaires de permis S, tant dans la recherche d’un emploi que dans leurs premières semaines en poste. 

Fin 2025, les objectifs fixés au Canton de Vaud par la Confédération en matière d’emploi des personnes ayant le statut de protection provisoire S ont été atteints. L’accession à l’emploi des personnes venues d’Ukraine est favorable à l’économie dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et diminue le coût de la prise en charge de cette population qui a fui la guerre. Selon la statistique de l’aide sociale suisse 2024 (publiée par l’OFS en novembre 2025), le recours à l’aide sociale des titulaires de permis S dans le canton de Vaud est parmi les plus bas de Suisse.

 

Contrôle des habitants et traite des êtres humains

Du 23 septembre au 24 octobre 2025, dans le cadre des semaines d’action contre la traite des êtres humains coordonnée par l'OIM – Organisation internationale pour les migrations, le Service de la population (SPOP) qui préside la Table ronde sur la traite des êtres humains a mené une campagne de sensibilisation sur ce thème à l’intention des contrôles des habitants des communes dont il est l’autorité de surveillance.

Des informations pratiques, notamment sur les signes pouvant être liés à des situations de traite, sur le comportement à adopter à l’égard des victimes potentielles et sur les organisations vers qui les orienter ont été diffusés sur l’application métier de communication entre le Service cantonal de la population (SPOP) et les contrôles des habitants, ainsi que sur une page dédiée du site cantonal. Des sessions de sensibilisation organisées en 2026 ont été proposées aux professionnels et professionnelles des contrôles des habitants.