Les événements marquants 2025 du Déartement de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES)

Les événements marquants 2025 du Département de la jeunesse. de l'environnement et de la sécurité (DJES)

En 2025, le DJES a intensifié ses efforts pour consolider ses politiques publiques et faire avancer de nombreux projets en faveur des missions protectrices et sécuritaires de l’État.

Énergie et environnement

Projet phare de la législature, la révision totale de la Loi sur l’énergie a vu la fin de son traitement de commission et sa phase d’adoption finale au Grand Conseil. Elle prévoit plusieurs mesures pour assainir les bâtiments énergivores, en finir avec les chauffages fossiles et prioriser les énergies renouvelables locales.

Le Programme Bâtiments a poursuivi son succès avec l’octroi de plus de 63 millions de francs pour soutenir les rénovations énergétiques : 1 300 systèmes de chauffage ont été remplacés, 900 projets d’isolation thermique et 2 000 audits énergétiques ont été réalisés.

De plus, un nouveau cadastre solaire est accessible en ligne. L’État a également renforcé son accompagnement aux communes et porteurs de projets éoliens. Et la prospection profonde pour la géothermie continue.

En 2025, l’économie circulaire a connu une importante victoire, avec l’acceptation par le peuple vaudois du contre-projet gouvernemental à l’initiative « Sauvons le Mormont ». Ainsi, l’économie circulaire est ancrée dans la Constitution cantonale, encourageant l’État et les communes à utiliser des matériaux respectueux de l’environnement, réduire les déchets et favoriser le réemploi et le recyclage.

Quant à la protection des milieux naturels, l’élaboration du plan sectoriel de l’infrastructure écologique continue pour atteindre la cible du programme de législature fixée à 15% de surfaces consacrées à la biodiversité en 2027.

Enfin, la lutte contre la pollution des sols a connu deux avancées majeures. D’une part, le Grand Conseil a accepté une modification de la loi sur l’assainissement des sites pollués (LASP) qui renforce le soutien financier aux communes. D’autre part, pour la dioxine, le Canton et la Ville de Lausanne ont signé une convention de préfinancement, notamment pour assainir sans tarder les sites prioritaires, avec un soutien de la Confédération.

Protection, prévention, participation

Pour la protection des mineurs, 2025 a vu le déploiement de la nouvelle politique socio-éducative (PSE), qui prévoit un soutien financier de 80 millions de francs sur 4 ans pour stabiliser les foyers d’hébergement, accroitre le nombre de places d’accueil et améliorer les prestations ambulatoires. Ainsi, de nouvelles places ont été créées, les taux d’encadrement éducatif en foyer sont renforcés et la liste d’attente pour les droits de visite médiatisés diminue. De plus, les indemnités des familles d’accueil ont été augmentées et simplifiées et 16 nouvelles familles ont été autorisées.

Quant à la réforme des Offices régionaux de protection des mineurs (ORPM), elle s’est concrétisée par l’inauguration de nouveaux bureaux à Rolle et à Romanel-sur-Lausanne. Elle renforce la proximité avec les familles, améliore l’accueil des mineurs et offre de meilleures conditions de travail au personnel.  

S’agissant du SCTP, les mandats de protection de l’enfant poursuivent la baisse observée en 2024, liée à la prise en charge des mineures et mineurs non-accompagnés (MNA). En protection de l’adulte, le nombre de mandats continue d’augmenter, mais le dispositif du Conseil d’État pour agir sur la levée des mandats commence à porter ses fruits.

Enfin, la régionalisation du SCTP s’est poursuivie avec l’ouverture d’une nouvelle antenne à Morges. Cette décentralisation rapproche le service des bénéficiaires et améliore leur prise en charge.

Sécurité et protection de la population

Dans le domaine pénitentiaire, la stratégie de développement des infrastructures continue : plusieurs crédits d’études ou d’investissements pour rénover ou agrandir le parc pénitentiaire ont été obtenus, à l’instar du crédit d’étude pour la création d’une zone d’attente carcérale de 60 places à Orbe, dont la mise en exploitation est prévue en 2028. À cela s’ajoute la location de 40 places de détention sur le site de Bellechasse à Fribourg, ce qui atténue la pression sur les zones carcérales et appuie la lutte contre le deal de rue.

De plus, la mise en œuvre de la stratégie de réinsertion se poursuit et la justice restaurative se déploie désormais dans tous les établissements pénitentiaires de notre canton.

Du côté de la police cantonale, la lutte contre les violences domestiques, en hausse, s’intensifie. Ainsi, le Conseil cantonal de sécurité (CCS) a décidé de renforcer l’action policière vaudoise en la matière, notamment pour améliorer le dispositif d’accompagnement et d’accueil des victimes, consolider la prévention et la formation et développer la surveillance électronique via l’échelon intercantonal.

Dans le domaine de la formation, un accord de principe a été signé avec la Confédération permettant au Canton de reprendre la place d’armes de Moudon pour y héberger sa future école de police d’ici 2030-2032. Le Conseil d’État a aussi adopté une modification légale pour généraliser l’usage des caméras-piétons (bodycams) dans les polices vaudoises et renforcer ainsi la transparence et la confiance lors des interventions policières.

Quant au SSCM, il a connu un changement dans sa direction avec la désignation du nouveau chef de service et d’un nouveau commandant de la Protection civile (PCi). Dans l’intervalle, il a consolidé l’Alarm Receiving Center (ARC) mis en place depuis deux ans, tout en concrétisant son plan climat en formant 85% des communes vaudoises à la gestion de crise. De même, l’exercice du réseau national de sécurité (EI 25) a permis d’entrainer sa capacité de conduite en situation de crise et constitué un test de coordination entre la Confédération et les cantons pour renforcer notre résilience collective.

Enfin, s’agissant de la réorganisation de la PCi, les négociations avec les communes n’ont pas permis d’aboutir à un accord. Mais les réflexions reprendront dès 2026 pour définir des solutions aptes à maintenir ses prestations et garantir sa disponibilité sur le long terme.