Cette intégration aux écoles professionnelles commerciales s’accompagne d’une modernisation de la grille horaire qui renforce les disciplines fondamentales liées à cette branche, notamment les mathématiques, les finances et la comptabilité. Le cursus suit désormais une progression claire dans laquelle les élèves consolident d’abord leurs bases théoriques, développent progressivement leurs compétences pratiques avant de choisir une spécialisation parmi trois nouvelles options : stratégie commerciale et chaîne d’approvisionnement, gestion de projet ou une troisième langue. L’ouverture des classes se fera de manière progressive. En août 2026, les premiers élèves débuteront leur cursus en École de commerce dans les écoles professionnelles commerciales.
Direction générale de l'enseignement postobligatoire (DGEP)
Direction générale de l'enseignement postobligatoire (DGEP)
Réorganisation de l’École de commerce
L’année 2025 a été marquée par l’annonce d’une réorganisation de l’École de commerce à plein temps qui renforce sa position de parcours privilégié vers les formations supérieures en gestion, tout en clarifiant les filières de formation commerciale. Annoncée en mai, l’intégration de l’École de commerce aux écoles professionnelles commerciales constitue le premier volet de cette transformation. Jusqu’alors dispensée dans sept gymnases, la formation rejoindra les écoles professionnelles de Lausanne, d’Aigle, de Nyon et d’Yverdon-les-Bains à la rentrée d’août 2026. Cette nouvelle organisation permet de clarifier le dispositif de formation aux métiers du commerce et d’augmenter les synergies entre les différentes voies de formation commerciale.
Déploiement de l’éducation numérique
Le déploiement de l’éducation numérique s’est poursuivi au postobligatoire. À la rentrée 2025, le Gymnase de Crissier et le Gymnase pour Adultes ont rejoint les quatre autres établissements pilotes (Gymnase de Chamblandes, Gymnase de Morges, Centre d’enseignement professionnel de Morges et École supérieure de la santé) dans lesquels un environnement numérique modernisé sera ultérieurement mis en place[FS1] [HJ2] . Les éléments de cet environnement (ordinateurs personnels, équipements numériques en classe, catalogue d’applications pédagogiques) composent un dispositif harmonisé, adapté aux besoins pédagogiques des enseignantes et des enseignants ainsi que des élèves. L’accompagnement du corps enseignant étant un facteur clé de réussite du dispositif, un programme de formations est en cours de déploiement afin de leur offrir un socle commun de connaissances et leur permettre de développer des compétences nouvelles et forcément évolutives. Ce programme se décline autour de formations au numérique et aux médias, à la pédagogie numérique, à l’éthique numérique ainsi que sur les opportunités et les défis de l’intelligence artificielle.
Stratégie 2040 : poursuite du développement des infrastructures de formation postobligatoire
La stratégie 2040 qui vise à offrir aux jeunes des environnements d’apprentissage de qualité en garantissant un équilibre territorial a été marquée par plusieurs réalisations majeures en 2025. Le 2 juin, la première pierre du Gymnase du Chablais a été posée à Aigle. Son ouverture est prévue en 2027. Le 28 août, le site de la Gottrause à Crissier a ouvert ses portes. Ce campus multifonctionnel réunit le nouveau Gymnase de Crissier et le Gymnase pour Adultes (GypAd). À l’horizon 2027, la future « Cité des métiers » viendra compléter ce pôle en proposant un espace permanent d’information et d’orientation professionnelle.
Dans la région de La Côte, un terrain a été identifié à Rolle pour accueillir un nouveau gymnase cantonal, dont l’ouverture est envisagée pour la rentrée 2033. Enfin, le Gymnase de Bussigny s’est agrandi par la construction d’une extension qui comprend une salle de sport triple et de nouveaux espaces d’enseignement permettant d’augmenter la capacité d’accueil de l’établissement de 800 à 1200 élèves. Du côté de l’apprentissage, deux projets de nouvelles écoles se poursuivent. Il s’agit de la construction d’une école professionnelle à Payerne et d’une école professionnelle sociale à Yverdon-les-Bains. Ces différents projets et réalisations témoignent de l’engagement du Canton à investir durablement dans un enseignement public de qualité, accessible et proche des jeunes dans toutes les régions.
Vers une orientation renforcée
En 2025, l’Office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle (OCOSP) a poursuivi son évolution pour mieux faire connaître ses missions et renforcer les soutiens offerts aux élèves et aux adultes en transition professionnelle.
Le projet de création d’une « Cité des métiers » constitue un axe central de cette stratégie. Cet espace, qui combinera présence physique et dimension virtuelle, répondra aux besoins d’information et d’accompagnement du public. Ce guichet unique, qui pourrait ouvrir ses portes en 2027 à Crissier, permettra d’entrer en contact, dans un seul lieu, avec des professionnelles et professionnels des domaines de l’orientation, de la formation, de l’insertion, de l’emploi et des aides financières. Cette approche permettra d’accompagner les parcours dans leur globalité et de faciliter les transitions entre les différentes étapes de la vie professionnelle.
L’OCOSP a également lancé en 2025 l’élaboration d’un outil d’évaluation des compétences transversales destiné à identifier les points forts des élèves au-delà de leurs résultats scolaires. Cet instrument qui sera introduit en phase pilote dès la rentrée 2026 permettra d’explorer des dimensions telles que la créativité, la persévérance, l’esprit d’équipe, la capacité d’adaptation ou le sens des responsabilités. En prenant conscience de leurs atouts, les élèves se connaissent mieux et augmentent leur capacité à trouver leur voie et à construire un parcours de formation qui leur correspond.
Dans cette même dynamique de renforcement de l’orientation et de promotion de l’apprentissage, une campagne de valorisation de la formation professionnelle est élaborée pour être lancée en 2026. Destinée aux élèves en situation de choix professionnel, à leurs parents et au corps enseignant, elle vise à revaloriser l’image de l’apprentissage, à montrer la diversité des métiers pour élargir la palette de choix en mettant en avant les aspects positifs et les perspectives de l’apprentissage. La campagne est principalement numérique avec diverses actions prévues sur les réseaux sociaux, mais elle se décline également sous la forme d’affichage. Un site monapprentissage.ch dédié à la campagne, rassemble les ressources disponibles pour que les jeunes puissent trouver un métier qui leur ressemble et se lancer dans l’aventure de l’apprentissage.