Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV)

Direction générale de l’agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV)

PLAN D’ACTION VITIVINICOLE

La crise vitivinicole liée à la déconsommation mondiale de vin a imposé la mise sur pied d’un plan d’action en faveur de la viticulture vaudoise. Ce plan fait suite au plan de relance décidé en 2022, et dont les effets positifs n’ont pas suffi à pallier la situation déficitaire du marché du vin.

Le plan d’action 2025-2028 intervient sur la production, le marché et la reprise des exploitations vitivinicoles. Il concerne le redimensionnement du vignoble vaudois qui doit être en adéquation avec la demande, l’aide à la reprise des exploitations par des soutiens financiers, l’augmentation de soutiens financiers pour les parcelles en forte pente et les vignes en terrasses, la promotion des vins vaudois par un système d’AOC simplifié et un moratoire sur le cadastre viticole pour éviter toutes nouvelles plantations de vigne hors des périmètres actuels.

SCARABÉE JAPONAIS

Le scarabée japonais (Popillia japonica), organisme de quarantaine prioritaire, a été découvert pour la première fois dans le canton de Vaud à quatre endroits le long des autoroutes A1 et A9 en lien avec le transport de marchandise et de personnes.

Ces foyers initiaux ont été éradiqués et les mesures phytosanitaires de quarantaine entreprises. Cet insecte extrêmement polyphage va requérir une attention particulière ces prochaines années de la part de l’inspectorat phytosanitaire cantonal qui a établi un plan d’action spécifique.  

Scarabées japonais adultes et dégâts sur feuilles ©Parco Ticino

Économie rurale

Le PDRA Gros-de-Vaud compte une mesure collective et sept projets partiels qui sont l’Espace du Blé au Pain, le Centre collecteur et le Moulin d’Echallens, le Verger du Talent, la Ferme Martin, le Pâturage de Denezy et l’Estivage de Sugnens. Le but commun est la valorisation de la culture céréalière, la région du Gros-de-Vaud étant considérée comme le grenier du canton, voire de la Suisse. La mesure collective vise la coordination du PDRA et la communication à propos de ce projet alors que les projets partiels concernent la rénovation ou la construction d’infrastructures.

L’année 2025 a été un tournant pour le PDRA Gros-de-Vaud. En effet, le Canton a validé le financement de la phase de réalisation de ce projet à hauteur de CHF 6'229'100.- présenté sous la forme d’un exposé des motifs et projet de décret (EMPD). Le Conseil d’État a validé le financement le 7 mai 2025. Une conférence de Presse avec la présence des porteurs de projets, du président et du secrétaire du PDRA Gros-de-Vaud, de Mme la Conseillère d’État cheffe du Département des finances et de l’agriculture (DFA) à l’époque, du représentant des PDRA à la Confédération, du directeur général de la Direction de l’agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV), de plusieurs médias et de la représentante des PDRA pour le canton de Vaud a été menée le 19 mai 2025 sur le Pâturage de Sugnens. La Commission du Grand Conseil a approuvé le projet à l’unanimité le 28 août 2025. Finalement, le Grand Conseil a confirmé la participation cantonale le 4 novembre 2025.

La publication FAO pour la neutralité concurrentielle en cours du 2 décembre 2025 pour une durée de
30 jours n’a rencontré aucune opposition. Le délai référendaire suivant la décision du Grand Conseil n’a également rencontré aucune opposition au 31 décembre 2025. Il est encore en vigueur jusqu’au 22 janvier 2026.

Le projet partiel de l’Espace du Blé au Pain étant conséquent, il bénéficie également d’un soutien financier de CHF 1'500'000.- de la part du DEIEP et de CHF 600'000.- de la Direction générale de la culture (DGC) qui ont été validés, respectivement le 25 juin 2025 et le 18 décembre 2024 par le Conseil d’État. Ce projet partiel reprend les activités de l’actuel Musée Suisse du Blé et du Pain qui est désuet. Il réunit trois pôles : un pôle muséal, un pôle boulangerie tea-room et restauration et un pôle boutique de produits régionaux.

Conférence de Presse au Pâturage de Sugnens le 19 mai 2025

Dermatose nodulaire contagieuse

En 2025, la Direction des affaires vétérinaires et de l’inspectorat (DAVI) a été fortement mobilisée pour prévenir l’introduction et la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une épizootie virale bovine apparue en France et en Italie en juin et ayant touché des régions frontalières de la Suisse. Bien qu’aucun foyer n’ait été détecté sur le territoire suisse, la proximité de cas confirmés a nécessité une action rapide et coordonnée des différents cantons concernés (Vaud, Genève, Valais).

La DNC est une maladie hautement contagieuse affectant les bovins, transmise principalement par des insectes piqueurs et provoquant des pertes économiques importantes. Face à cette menace, la DAVI a mis en œuvre, en coordination avec l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), une stratégie reposant sur la vaccination ciblée, le contrôle des mouvements d’animaux et la surveillance renforcée.

Dans le canton de Vaud, environ 3’000 bovins ont été vaccinés dans le cadre de mesures préventives. En outre, quelque 1’200 animaux vaudois ont été vaccinés sur territoire français, alors qu’ils étaient en estivage. Au total, 111 exploitations agricoles ont été concernées : 37 situées sur les 20 communes les plus occidentales du canton et 74 exploitations ayant estivé leur bétail en France. L’ensemble de ces exploitations a fait l’objet d’une surveillance vétérinaire systématique assurée par la DAVI.


Parallèlement, un important travail de sensibilisation et d’information a été mené auprès des détenteurs d’animaux et des vétérinaires praticiens. Des communications ciblées ont permis de rappeler les obligations légales, les mesures de biosécurité et les signes cliniques devant conduire à une annonce rapide, renforçant ainsi la détection précoce et la prévention.


En 2026, la DAVI restera vigilante. La surveillance du cheptel, la sensibilisation continue des différents acteurs et la capacité de réaction rapide constitueront des priorités afin de protéger le cheptel vaudois.