Conciliations extrajudiciaires
Introduction
La Division gestion des menaces et doléances de la Police cantonale vaudoise propose aux autorités communales son appui dans les cas où elles rencontreraient des difficultés lors de la mise en œuvre de conciliations extrajudiciaires entre une mineure ou un mineur qui a commis des incivilités et/ou des délits se poursuivant sur plainte, sa représentante ou son représentant légal et elles-mêmes. Bien que cet accord à l’amiable présente de nombreux avantages, son exécution nécessite toutefois un engagement certain de la part des autorités communales.
Dernière mise à jour le 27.01.2026
En quoi consiste une conciliation extrajudiciaire ?
Il s’agit d’un accord privé conclu entre une ou un membre de la municipalité représentant une commune lésée, l’auteure ou l’auteur d’un dommage et sa représentante ou son représentant légal en vue d’obtenir une réparation du dommage commis, en principe en nature (travaux au service de la population) ou éventuellement sous forme d’un dédommagement financier. Cet accord ne peut être conclu que pour des délits poursuivis sur plainte (incivilités, dommages à la propriété et injures entre autres).
Comment fonctionne une conciliation extrajudiciaire ?
Si la commune ne connaît pas l’auteure ou l’auteur, elle peut déposer plainte dans un premier temps puis négocier le retrait de la plainte à la condition que l’auteure ou l’auteur exécute des travaux au service de la population. Si elle la ou le connaît, elle peut convenir rapidement avec sa représentante ou son représentant légal d’un tel arrangement et ne pas déposer plainte. Elle va cependant se réserver le droit de déposer plainte en cas de récidive. Par ailleurs, dans le cas où l’auteure ou l’auteur n’exécute pas ou mal ses travaux au service de la population, elle pourra demander un dédommagement financier à sa représentante ou son représentant légal.
Avantages et engagement
La conciliation extrajudiciaire comporte un grand nombre d’avantages. Tout d’abord, elle représente une bonne mesure de prévention et d’éducation. De plus, elle permet une certaine rapidité et proximité de la réaction. Par ailleurs, il n’y a aucune suite judiciaire pour l’auteure ou l’auteur. De la sorte, le travail du Ministère public et du Tribunal des mineurs se trouve également allégé. Néanmoins, elle requiert une réelle implication de la part de la commune car l’auteure ou l’auteur doit être encadré par une employée ou un employé communal pendant qu’elle ou il effectue ses travaux au service de la population et cet encadrement entraîne des charges supplémentaires pour la commune.
Appui de la Division gestion des menaces et doléances
Bien entendu, une conciliation extrajudiciaire repose sur la volonté de la commune lésée, de l’auteure ou l’auteur d’un dommage et de sa représentante ou son représentant légal de s’impliquer du début à la fin dans la mise en œuvre de cette action de prévention et d’éducation. Toutefois, la commune peut contacter la Division gestion des menaces et doléances de la Police cantonale vaudoise en cas de besoin, sachant que cette dernière peut intervenir en appui, que ce soit au début ou au cours de la conciliation extrajudiciaire.
Contact :
Police cantonale vaudoise (POLCANT)
Division gestion des menaces et doléances
Route de la Blécherette 101 – 1014 Lausanne
Tél. : 021 644 83 37 – info.police@vd.ch