Moustique tigre
Introduction
Présent dans le canton depuis 2022, le moustique tigre est une espère invasive dont les densités restent encore sous contrôle grâce aux mesures de lutte mises en place depuis son arrivée. L’insecte est vecteur de maladies comme la dengue, le virus zika ou le chikungunya. Le risque de transmission dans le canton est encore faible mais des épidémies locales ne sont pas exclues si les populations de l’insecte augmentent. Par ailleurs, le moustique tigre pique de jour, de manière très agressive et répétée, ce qui en fait une nuisance majeure là où il est installé.
Face à cette réalité, autorités et particuliers ont chacun un rôle à jouer. La prévention - supprimer les gîtes dans les petites collections d’eau et signaler les moustiques suspects, est le meilleur outil pour limiter son expansion et protéger la santé et la qualité de vie des citoyens. Les traitements ont lieu sous conditions dans les localités où il est installé.
L’objectif des autorités cantonales et communales est de contrôler les populations, surveiller l’évolution de la situation et éviter la transmission locale de maladies. Il s’inscrit dans le plan fédéral de réduction du risque de maladies liées au moustique tigre.
Mise en ligne le 28.05.2026
Mesures de prévention
Pour lutter efficacement contre le moustique tigre, il faut l’empêcher de pondre en supprimant tous les gîtes possibles. Deux gestes sont à promouvoir :
- Empêcher la ponte : éliminer tous les lieux favorables, soit les petits volumes d’eau inerte, coupelles d’eau, vieux pneus, trous dans les murs, récipients abandonnés non couverts, arrosoirs, etc.
- Signaler tout moustique actif de jour sur la plateforme nationale www.moustiques-suisse.ch.
A cet effet, le Canton a mis à disposition des outils de communication pour les Communes, p.ex. pour les déchetteries, le pilier public, le web, etc.
Actions des autorités
Les campagnes de monitorage annuelles ont lieu de mai à octobre pour partie dans des communes touchées par la présence du moustique tigre ou présentant un risque d’introduction.
En début de saison, le Canton identifie les communes où il est nécessaire de former un employé communal pour l’obtention du permis de traiter avec le VectoMax. Dans ce cas, le Canton finance la formation qui autorise le traitement avec un larvicide pour partie et enseigne la pose ainsi que le relevé des pièges pondoirs de monitorage.
Des pièges pondoirs (ou ovitrapes) sont répartis dans des lieux susceptibles d’attirer des femelles prêtes à pondre et analysés toutes les deux semaines. D’autres peuvent être posés en cours de saison en cas de signalement positif.
Lors des campagnes précédentes, plusieurs communes ont pu se défaire du moustique tigre, ce qui confirme l’utilité et l’efficacité des mesures préventives. La prévention est cruciale car, une fois l’installation consolidée, le moustique tigre est difficile à éradiquer.
Rôles et responsabilités des autorités
En vertu de la LPrPNP (art. 33), les Communes sont responsables de la lutte sur leur territoire avec un rôle d’information et de répondant direct à leurs administrés, avec l’appui du Canton pendant les premières années. Ainsi, elles assurent le lien à la population et, par exemple, l’incitent à adopter les mesures de prévention dans les zones privées pour couvrir l’ensemble du territoire.
Le Canton assume un rôle décisionnel, de coordination et de référent pour les communes en cas de questions sur la stratégie de lutte contre le moustique tigre.
En cas de relevé positif, le responsable du réseau moustique suisse avertit le Canton et la Commune qui met une surveillance en place. En fonction de l’évolution, un traitement peut être effectué par les autorités à l’aide d’un larvicide biologique à action ciblée, sans impact sur le reste de l’environnement, et la surveillance est accrue.
Traitement
Ce traitement n’est jamais préventif mais vise à détruire les larves. Il existe deux cas de figure :
- Le traitement du domaine public par les autorités, effectué par un employé communal titulaire d’un permis de traiter dans le cadre des mesures de monitorage et de prévention.
- Le traitement des zones privées par les particuliers à des conditions très précises et, sous l’aiguillage des communes concernées qui exercent un rôle important d’information à leurs administrés. Voir les conditions.
Attention : les traitements avec des insecticides du commerce sont très nocifs pour la faune et donc totalement déconseillés.
Procédure
La Commune informe sur l’obtention du VectoBac et son mode d’emploi (Voir le flyer « mode d’emploi du VectoBac » dans la documentation), ainsi que sur les gestes pour supprimer les gîtes.
A noter qu’un sachet de 50g de VectoBac par habitation est suffisant pour couvrir les traitements durant toute la saison. Les communes qui le souhaitent peuvent choisir de l’offrir à leurs administrés.
Plus d'informations
Contacts
Direction générale de la santé
Office du médecin cantonal, Maladies transmissibles
Alexandra N’Goran, médecin épidémiologiste
alexandra.ngoran@vd.ch
Direction générale de l’environnement / biodiversité
Daniel Cherix, responsable romand du réseau moustiques suisse
daniel.cherix@unil.ch